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Assemblée Générale 2017

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 10 JUIN 2017

 

                                  Présents ou représentés :  Lorin Monique, Laulom Danièle, Lorin Marie-Ange, Thomas Régine, Gouvernal Micheline, Vanneste Claudine, Pinamonti Pascale, Vautier Sandra, Chevassut Maryse, Chevassut François, Tozzi Patricia, Aurand Françoise, Boursin Claude, Lorin Jean-Claude , Pesnel Élisabeth, Goss Denise, Meynerol Emmanuel, Nollet Thérèse, Giorni Evelyne, François et Véronique Piérard, Cordonier-Penhoat

                                  Les statuts n'imposant aucune condition de quorum, l'assemblée peut délibérer.

 

Rapport d'activités

                                  L'année 2016 a été essentiellement une année de poursuite des actions engagées sur le long terme :

                         Soutien de l'école de Karkadjane : la plupart des exilés qui avaient fui dans les pays limitrophes lors de l'avancée des djihadistes nomadisent à nouveau entre Karkadjane et leurs pâturages traditionnels. Les activités de l'école ont repris avec un léger retard à l'automne 2015 en raison de la sécheresse qui a maintenu les familles un peu plus longtemps dans les pâturages. (cf. rapport d'année scolaire 2015-2016 transmis par le directeur). À noter que l'insécurité demeure, en particulier dans les trajets entre Tombouctou et Karkadjane qui ne peuvent actuellement se réaliser que par le fleuve.

D'importantes réparations ont été réalisées à l'école en raison des dégâts entraînés par des pluies exceptionnelles sur les murs en banco. Le mobilier scolaire, fatigué par des années d'utilisation, a également été remis en état.

                         .    Les parrainages scolaires à Niamey. Jean-Claude Lorin, responsable de cette action, présente les résultats pour l'année 2016 : 15 enfants et adolescents ont été pris en charge par 10 parrains et marraines, 3 l'ont été en direct par Malinia. Une élève a réussi son baccalauréat et étudie maintenant dans une école de formation de cadres. Une autre élève se présente au baccalauréat en Juin 2017 et quatre se présentent au brevet.

                          .    3 expositions-ventes ont été réalisées : une à Nice à la Galerie des Dominicains avec les photos de Gérard Payen, une à Montpellier organisée par Maryse Chevassut et la troisième  lors du Festival Africain Bagiliba à Fayence. En clôture du Festival, le concert  du groupe touareg Toumast, qui a débuté par un émouvant hommage à Maguy Vautier, a rencontré un grand succès. Outre les recettes liées à la vente de bijoux et d'artisanat, ces évènements nous permettent de faire connaître nos actions.

                           .    Le projet interdisciplinaire au Collège Marie-Mauron de Fayence : ce projet a été conçu et suivi par Patricia Tozzi, membre du conseil d'Administration de Malinia, avec l'implication enthousiaste de la professeure principale d'une classe de cinquième et de ses élèves. Ces derniers et leurs enseignants ont pu, grâce à ce travail au long de l'année scolaire, découvrir la richesse de la culture touareg dans tous ses aspects : mode de vie, alphabet et langue, poèmes, etc. Les élèves ont eux-mêmes écrit des poèmes sur la vie dans le désert et réalisé une exposition dans le hall du collège dont le quotidien Var-Matin a rendu compte. L'assemblée générale remercie et félicite Patricia Tozzi pour son implication dans cette action.

Le rapport d'activité est approuvé à l'unanimité par l'assemblée générale.

 

Rapport moral

 

              Claude Boursin, président de Malinia présente le rapport moral.

                           Dans ce qui nous semble intolérable, nous avons le choix. Il suffit de lire tout simplement les journaux de regarder la télévision ou de consulter internet pour que nous angoissent ou nous bouleversent les dangers de toute sorte, les mystérieux maléfices, les attentats meurtriers jusque sur notre sol, la mort des forêts, les engins nucléaires, les drames très nombreux des peuples, etc. ou des destins particuliers auxquels nous donnons parfois des visages, les otages, les torturés, les assassinés ;

                            Les medias organisent la mise en scène de ces tragédies auxquelles nous assistons dans notre fauteuil et comme les médias savent que notre émotion est faite d'un curieux mélange d'identification, de fascination, d'égoïsme et de solidarité, ils organisent en même temps notre moyen de conjuration le plus facile, le plus neutre et aussi semble-t-il le plus respectable, la charité. Nous achetons à défaut de mieux, notre bonne conscience et, au spectacle des horreurs de ce monde, nous payons le prix d'un billet.

                             Il existe pourtant dans les coulisses de ce grand théâtre du malheur une pièce presque ignorée, mal connue, dont nous sommes, sans nous en douter, les faire-valoir et dont nous croisons chaque jour les acteurs masqués dont nous connaissons mal les frustrations, les dérives abominables, qui mènent au crime et qui provoquent une stupeur sidérante.

                            Que faire encore aujourd'hui de notre quotidien alors qu'on attendrait de la morale qu'elle nous donne des règles indiscutables, valables en tous temps et en toutes circonstances ; je crois que c'est à l'éthique qu'il faut en appeler : celle-ci ne veut pas être autre chose « qu'une vision de la vraie vie mise en pratique, ou vision et mise en pratique se conditionnent mutuellement »*. Pour nous, citoyens d'aujourd'hui, cette vision accorde à chaque être humain une valeur irremplaçable et une dignité qui doit être respectée pour elle-même.

                            Mais cette vision ne dit pas ce qu'il faut faire pour chaque cas ; les cas-critiques sont précisément ceux où la réponse ne peut être déduite d'une principe, où les principes s'opposent, faisant le tragique de l'action humaine. Les solutions, même les plus modestes, doivent être inventées dans le risque et tranchées, si possible, au terme de discussions publiques ouvertes à toutes les parties en cause.

                            Pensons donc avant d'agir, sous le signe de la sollicitude, celle-ci étant protégée de toutes les interdictions.Au fond, je crois que l'humanitaire est surtout utile pour maintenir un témoignage sur l'autre monde. L'humanitaire est là pour que cette conscience reste vivace. Et je crois que c'est tout, presque tout. Les humanitaires ne font pas la paix. Ils restent en surface des phénomènes et des évènements. Au mieux, ils franchissent encore les frontières et rencontrent des gens.

                           Revenons à nos moutons (nos chèvres dans notre cas). Notre action se heurte à de multiples difficultés, une des plus préoccupantes et des plus fondamentales reste celle de la sédentarisation d'un peuple nomade. Beaucoup de défis restant à relever.C'est une grande internationale djihado-mafieuse qui est maintenant en place dans la zone saharo-sahélienne qui nous concerne. Cette nébuleuse reste très dangereuse et incontrôlable.Depuis une trentaine d'années, les conditions de vie de la population rurale n'ont pratiquement pas changées. La misère urbaine n'a pas reculé ; il suffit d'une année de pluviométrie défavorable pour que le pays replonge dans la famine ; le niveau d'éducation s'est effondré, car les efforts quantitatifs de la scolarisation se sont accompagnés d'un abandon de tous critères de qualité ; la débrouille envahit toutes las activités et la distinction entre licite et illicite s'efface et tous les trafics apparaissent comme seul moyen de survivre.

                            La stratégie militaire ne fera que figer des situations explosives sans les dénouer même si elles semblent pour l'instant nécessaires et inévitables pour éviter la disparition de l'État malien.Seule, l'organisation du débat politique, en y conviant tous les acteurs qui ont quelque chose à dire, en excluant les autres, doit s'engager sur des programmes clairs à propos des questions urgentes : les conditions de la paix, la réforme de l'État en vue d'instaurer dans les faits un État de droit et un minimum de justice, le rôle de la religion dans les institutions, le type et les stratégies de développement.

     * citation de Paul Ricoeur ( philosophe français)

Le rapport moral est approuvé à l'unanimité par l'assemblée générale.

 

Rapport financier

 

               Anne Grimault, Trésorière, présente le rapport financier (cf. en annexe).

 

Le rapport financier est approuvé à l'unanimité par l'assemblée générale.

 

Élection du Conseil d'administration

 

                            Sont démissionnaires : Marie-Claude Fargeot et Monique Lorin.

                           François Piérard présente sa candidature en séance. Il est élu à l'unanimité et les conseillers sortants non démissionnaires sont confirmés. (cf. liste du Conseil d'Administration issu de l'assemblée générale en annexe).

 

Cotisation annuelle

 

L'assemblée vote à l'unanimité l'augmentation de la cotisation annuelle à 20,00 €.

La cotisation est gratuite ou d'un montant au choix pour les personnes à revenu faible ou modeste

 

Actions et prévisions pour l'année 2017

 

                            . En Février 2017, nous avons réalisé 2 expositions-ventes à la maison de retraite franco-britannique de Mouans-Sartoux. Claude Boursin y a également présenté une conférence sur l'action humanitaire en général et celle de l'association Malinia.

                            Mission à Niamey : Claude Boursin (président de Malinia), Anne Grimault (trésorière) et Maryse Chevassut (membre du conseil d'administration) se sont rendus à Niamey du 22 mars au 4 avril 2017 pour rencontrer nos différents interlocuteurs du Niger et du Mali. Nous avons visité chaque famille et chacun des établissements scolaires concernés par les actions de parrainage. Nous avons pu constater que les élèves suivent bien leur scolarité malgré leurs conditions de vie difficiles. En effet, les campements des familles de réfugiés sont installés sur des friches urbaines, sans eau, sans électricité, et les élèves ont le plus souvent des distances importantes à parcourir chaque jour pour rejoindre leur école. Malgré cela, les demandes sont fortes car ils ont compris que leur meilleure chance d'avenir réside dans l'éducation.

                     Le directeur de l'école de Karkadjane a pu nous rejoindre à Niamey après 4 longs et fatigants jours de voyage, d'abord par pinasse sur le fleuve, ensuite par bus. Cette rencontre était très importante pour lui comme pour nous. Il y a en effet plusieurs années qu'il nous est impossible de nous rendre sur le site de l'école en raison de la présence sporadique de djihadistes et du brigandage engendré par la destruction des anciens moyens traditionnels de subsistance.

                     Nous sommes très impressionnés et touchés par le dévouement du directeur, sa compétence et son implication dans sa tâche malgré les difficultés toujours nombreuses. Il nous a remis des photos témoignant de la vie de l'école ainsi que le « cahier de roulement » détaillant l'enseignement quotidien qu'il délivre à sa petite centaine d'élèves. Il est chaque année inspecté avec succès par le représentant local du Ministère mais n'a pas encore pu bénéficier de l'assistance d'un autre instituteur.  Le représentant des parents d'élèves qui devait l'accompagner à Niamey n'a pu venir, ses animaux étant tous morts en raison de la sécheresse.

                     Nous avons également profité de notre présence à Niamey pour visiter le terrain dont MALINIA est propriétaire. Ce terrain est un don, notarié, de Philippe Merveilleux du Vigneaux à MALINIA. Il se situe dans une zone ouverte récemment à l'urbanisation, à proximité de la « ceinture verte » et du nouvel hôpital de référence. Les réseaux d'eau et d'électricité sont très proches. La première suggestion que nous avons examinée était d'y réaliser un centre de soutien scolaire.  Un tel projet nécessiterait d'importants investissements, de l'équipement et d'importants moyens de fonctionnement : un correspondant local salarié, des vacations d'enseignants, du mobilier et du matériel scolaire, des missions de contrôle sur place, etc. Un ensemble de moyens financiers et humains hors de portée d'une association comme la nôtre et qui risquerait de nuire à notre mission principale : l'école de Karkadjane.

                     Un système de soutien scolaire pourrait cependant être conçu de manière organisationnelle, sans engager d'investissements lourds, en s'appuyant par exemple sur les capacités marginales des établissements scolaires fréquentés par nos filleuls.

                     Il est donc proposé à l'assemblée générale de se prononcer sur le principe de la vente de ce terrain dont la valeur augmente régulièrement parallèlement à l'avancée de l'urbanisation afin que les moyens dégagés soient utilisés pour financer notre principale mission : l'accès à l'éducation.

                     L'assemblée générale confie au président la mission d'analyser les conditions fiscales et juridiques auxquelles une vente de gré à gré pourrait se faire (plus-value, etc.). L'assemblée générale sera ensuite à nouveau consultée sur la décision de vendre.

 

                               . Claude Boursin a participé en Mai à une réunion de travail d'Helping Hands pour les informer sur les activités de l'association et s'informer lui-même des méthodes de travail de cette émanation des salariés d'Amadeus, qui nous soutient depuis plusieurs années.

                               .  Le projet le plus important en 2017, sous réserve de parvenir à réunir les fonds, sera de faire construire une clôture en « dur » autour de l'école de Karkadjane. La clôture en grillage installée il y a quelques années n'a pas résisté aux assauts des animaux. Il est nécessaire de faire construire une clôture en banco cimenté et d'installer un portail et un portillon. Outre la protection d'indispensables arbres d'ombrage, cette clôture aurait aussi pour but de protéger une culture de moringa destinée à améliorer l'alimentation des enfants. Le moringa se répand dans une bonne partie de l'Afrique en raison de sa richesse en protéines, vitamines et sels minéraux, de sa facilité de culture ainsi que de sa tolérance aux sols pauvres et à la sécheresse. Nous en avons transmis des graines et toutes les indications de culture au directeur de l'école, très intéressé par cette possibilité.

                               .  La construction d'un petit bureau adossé à l'école permettra de faciliter la tâche aussi bien administrative que scolaire du directeur et d'abriter les fournitures et les livres scolaires dans des armoires métalliques (à fournir).

                               . Il faut également réparer la pompe du puit, régulièrement ensablée, ce qui nécessite de se procurer en France plusieurs pièces à changer. Pour maintenir le bon fonctionnement de cette pompe, il faut obtenir du gardien, qui reste sur place à l'année, de la faire fonctionner régulièrement pendant les vacances.

                                .  Patricia Tozzi, membre du conseil d'administration, qui avait conçu, mis en place et suivi au long de l'année scolaire le projet interdisciplinaire au collège de Fayence examine actuellement la possibilité de le reproduire au collège Léonard de Vinci à Montauroux.

                                .  Expositions-ventes à venir : nous envisageons à nouveau une exposition-vente avant les fêtes de fin d'année à la maison de retraite de Mouans-Sartoux et à Draguignan et nous participerons comme les années précédentes au Festival Africain Bagiliba, avec une exposition de bijoux anciens et d'objets de la vie quotidienne des touareg issus de la collection Vautier et de la donation Boulle. Nous aurons également, comme en 2016, un stand de vente de bijoux et d'artisanat sur le marché africain dans le cadre du festival.

                                Parrainages : le nombre d'enfants qui aujourd'hui ne va pas à l'école est très élevé et nous recherchons des volontaires pour parrainer ces enfants.

 

L'assemblée générale ordinaire est clôturée à 17 h

 

Rapport financier exercice 2016Rapport financier exercice 2016 (48.83 Ko)

Liste conseil administration 2017Liste conseil administration 2017 (13.35 Ko)